Changer le mot de passe root d'un VPS

3 min de lecture07 novembre 2026

Changer le mot de passe root est une opération simple, mais elle a des effets de bord : les scripts, les sauvegardes et les outils de supervision qui s'authentifient avec l'ancien mot de passe continuent d'échouer silencieusement. Faites le changement dans l'ordre, puis mettez à jour chaque endroit où le secret est stocké.

Changer depuis une session root

Connecté en root, lancez simplement :

Bash
passwd

Le programme demande le nouveau mot de passe deux fois et ne l'affiche pas. Pour changer le mot de passe d'un autre compte depuis root :

Bash
passwd utilisateur

Un mot de passe long, unique et généré par un gestionnaire de mots de passe vaut mieux qu'une phrase mémorisable réutilisée. Évitez de le passer en argument sur la ligne de commande : il resterait dans l'historique du shell.

Vérifier l'état du compte

Bash
passwd -S root
chage -l root

passwd -S indique si le mot de passe est défini (P), verrouillé (L) ou absent (NP). chage -l montre la date du dernier changement et une éventuelle expiration. Un compte verrouillé ne peut pas se connecter même avec le bon mot de passe ; dans ce cas, déverrouillez avec passwd -u root après avoir compris pourquoi il l'était.

Réinitialiser depuis le panneau

Si vous ne pouvez plus vous connecter, le dashboard propose une réinitialisation du mot de passe root sur la fiche du VPS. Selon le panneau, l'opération peut redémarrer le conteneur. Gardez la console ouverte et attendez la fin de l'action avant de retenter SSH. La réinitialisation ne modifie ni vos fichiers ni vos clés SSH : elle remplace seulement le secret du compte.

Repasser par la console

Si le panneau ne suffit pas, ouvrez la console noVNC et connectez-vous avec un compte local disposant de sudo :

Bash
sudo passwd root

La console est indépendante du réseau et de SSH. C'est la voie de secours quand une règle de pare-feu ou une configuration sshd vous a coupé l'accès.

Mettre à jour les accès enregistrés

Un changement de mot de passe root ne met rien à jour automatiquement. Passez en revue :

  • le gestionnaire de mots de passe et les partages d'équipe ;
  • les scripts de sauvegarde et de déploiement ;
  • les tâches cron et les timers systemd qui utilisent sshpass ou une clé ;
  • les outils de supervision et les panneaux tiers ;
  • les éventuels accès enregistrés dans un navigateur ou un client SSH.

Préférez une clé SSH dédiée à chaque outil : elle se révoque sans toucher au mot de passe root. Après le changement, testez une nouvelle connexion dans une seconde session avant de fermer la première. Si un service échoue, lisez journalctl -u nom-du-service plutôt que de rétablir l'ancien mot de passe.

Publicité

Cet article vous a-t-il aidé ?

À lire aussi